Cinéma indépendant dirigé par
le réalisateur J.J.Zylberman (Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents
communistes, L'homme est une femme comme les autres), le Max Linder est sans
doute l'un des cinémas les plus intéressants dans les parages du Xème. Outre l'hommage
au maître du comique français d'avant-guerre (ce qui change des triviaux Gaumont-Opéra
ou UGC-Les Halles qui pourraient désigner de géantes baraques à pop-corn), il possède
l'une des plus belles salles de Paris, avec l'incontournable mezzanine, un écran géant
de très bon aloi et un son THX machin truc qui, quoique puissant, n'agresse pas trop nos
oneilles!
Tant de
compliments, me direz-vous; où le bât blesserait-il donc? Sans s'énerver non plus, on
peut quand même reprocher à la programmation de manquer un tout petit peu d'audace. Car,
hormis de très bons films qui allient succès populaire et critique (Sleepy hollow,
Dancer in the dark, pour ne citer qu'eux), une programmation régulière
d'avant-premières - dont celle, en présence du mythique John Lydon, de l'excellent
documentaire sur les Sex Pistols The filth and the fury, qu'il fut, à l'époque,
le seul cinéma parisien à passer - ce sont quand même les blockbusters style Gladiator
ou Le pacte des loups qui constituent le gros des films présentés.
A noter, la
projection régulière de court-métrages de jeunes réalisateurs, qui trouvent ici un
espace privilégié pour mettre en valeur leurs oeuvres malheureusement plus ou moins
réussies... !
Plus
sérieusement, un tarif unique de 30 francs avant midi, qui n'est pas pour déplaire à
tous ceux que se lever tôt pour s'en prendre plein les yeux et les oneilles ne rebute
pas!
Max
Linder Panorama : 24 bd Poissonnière, 9ème arrdt, M° Grands Boulevards.
Julien de Paris |